La Chose French Liquide : la marque et ses formats
Quand on compare des marques de recharges plutôt que des recettes isolées, certaines références servent de point de repère parce que tout le monde les connaît. La Chose French Liquide fait partie de ces quelques noms que l’on croise chez presque tous les revendeurs français, et qui finissent par servir d’étalon quand on essaie de situer une gamme par rapport à une autre.
L’intérêt de cet article n’est donc pas de décortiquer la recette note par note, mais de replacer cette référence dans le paysage des marques françaises et d’expliquer ce que ses formats impliquent concrètement.
D’où vient la référence et qui la fabrique
Le premier réflexe utile, face à n’importe quelle gamme, consiste à remonter au fabricant plutôt qu’au nom commercial. Une marque d’e-liquide n’est pas toujours une usine : c’est souvent une identité éditoriale posée sur une production tierce.
Ici, les fiches produit des revendeurs concordent. Les e-liquides sont fabriqués et conditionnés en France, dans les laboratoires Lips, et Le French Liquide est présenté par plusieurs distributeurs comme une marque française distribuée par Lips France depuis 2013.
Cette information a une valeur pratique, pas seulement patriotique. Un fabricant identifié et unique signifie une chaîne de production stable, des lots homogènes, et une conformité aux normes françaises et européennes vérifiable sur l’étiquette.
C’est exactement le genre de critère qui distingue une marque installée d’une gamme opportuniste montée sur un catalogue de sous-traitance changeant, où deux flacons du même nom peuvent ne pas se ressembler d’une année sur l’autre.
La Chose French Liquide face aux autres marques françaises
Le paysage français des e-liquides prêts à vaper se répartit grossièrement en trois familles de positionnement, et savoir dans laquelle on se trouve évite bien des déceptions.
Il y a les gammes fruitées lisibles, construites sur des associations simples et immédiatement identifiables, souvent conçues pour un usage quotidien à haut volume. Il y a les gammes dites classiques, centrées sur les profils tabac. Et il y a les gammes gourmandes, plus complexes, plus chargées, pensées comme des séquences plutôt que comme un fond de journée.
La Chose French Liquide appartient sans ambiguïté à la troisième catégorie. Les descriptifs marchands la classent en catégorie dessert, autour d’un ensemble café, caramel, vanille, noisette et noix de pécan, une composition que l’on retrouve à l’identique chez plusieurs revendeurs indépendants.
Ce positionnement gourmand a une conséquence directe sur la manière de comparer. On ne la met pas en concurrence avec une gamme fruitée du quotidien : ce sont deux usages différents, et beaucoup de vapoteurs alternent entre les deux plutôt que de trancher.
Les trois formats de La Chose French Liquide
C’est probablement le point le plus utile quand on compare des marques : une gamme sérieuse existe rarement dans un seul contenant. La déclinaison en formats est un indicateur de maturité commerciale.
Trois formats coexistent ici, et ils ne s’adressent pas au même public.
Le flacon de 10 ml correspond au format nicotiné réglementaire. Il est proposé en ratio 50/50 entre propylène glycol et glycérine végétale, avec des paliers de nicotine de 0, 3, 6 et 11 mg/ml selon les revendeurs, un distributeur listant en plus un palier à 16 mg/ml sans que cette valeur soit reprise ailleurs.
Le format 50 ml relève de la logique du shortfill. Le flacon a une contenance totale de 60 ml et arrive rempli de 50 ml sans nicotine, ce qui laisse la place d’ajouter des boosters. Une fiche technique détaillée indique qu’un booster ajouté amène à environ 3,33 mg/ml et deux boosters à environ 5,71 mg/ml.
Le troisième format est le concentré DIY de 30 ml, destiné à être dilué et non vapé tel quel. Deux sources indépendantes s’accordent sur un dosage conseillé de 15 % dans une base et sur une maturation d’une quinzaine de jours à l’abri de la lumière avant de juger le résultat.
Un revendeur présente ce concentré comme une édition limitée sortie pour les dix ans de la référence, mais cette mention n’apparaît que chez lui et mérite donc d’être prise pour ce qu’elle est : une information commerciale non recoupée.
Comment se situe la gamme quand on compare des marques
Le format nicotiné en 10 ml sert de comparaison directe avec toutes les autres marques françaises prêtes à vaper. C’est le terrain où le prix au millilitre, la disponibilité des dosages et la constance des lots se mesurent facilement.
Le format 50 ml en shortfill place la marque dans une autre logique. Il vise les vapoteurs à consommation élevée, souvent sur matériel plus puissant, qui acceptent l’étape supplémentaire du booster pour réduire le coût au millilitre.
Le concentré, lui, fait basculer la référence dans un univers différent, celui du fait maison, où l’on achète un arôme et non un produit fini. Les principes de dilution et de dosage y sont les mêmes que ceux détaillés dans notre page sur l’utilisation des boosters.
Cette présence sur les trois terrains est en soi un élément de comparaison. Beaucoup de marques n’existent que sur un seul format, ce qui oblige à changer de gamme dès que l’on change d’habitude de vape, exactement le problème évoqué dans notre analyse des palettes de recharges pour débuter.
Un point de vocabulaire à ne pas confondre
Ce site parle beaucoup de CBD vapoté, et la confusion arrive vite dès qu’un e-liquide est décrit comme gourmand ou artisanal. Il faut donc être net sur ce point.
Il s’agit ici d’un e-liquide classique, disponible avec ou sans nicotine selon le format, et non d’un produit au cannabidiol. Les deux catégories obéissent à des logiques d’étiquetage, de dosage et de matériel différentes.
Un e-liquide au CBD se choisit sur d’autres critères, notamment le type d’extrait et la concentration annoncée, et il se vapote sur un matériel adapté, comme nous le détaillons dans notre guide sur le matériel et les réglages.
Mélanger les deux grilles de lecture conduit à comparer ce qui n’est pas comparable, et c’est une erreur fréquente quand on découvre les marques françaises par les fiches produit des boutiques en ligne.
Questions fréquentes
La Chose French Liquide est-elle fabriquée en France ?
Les fiches produit des revendeurs indiquent une fabrication et un conditionnement en France, dans les laboratoires Lips, avec une conformité aux normes françaises et européennes.
Quels formats existent pour cette référence ?
Trois : un flacon nicotiné de 10 ml, un shortfill de 50 ml dans un flacon de 60 ml livré sans nicotine, et un concentré DIY de 30 ml à diluer.
Quel est le ratio PG/VG annoncé ?
Les fiches concordantes des revendeurs annoncent un ratio 50/50 entre propylène glycol et glycérine végétale pour les versions prêtes à vaper de 10 et 50 ml.
Le concentré peut-il se vapoter directement ?
Non. Les fiches techniques précisent explicitement qu’il est conçu pour être dilué dans une base et non pour un usage direct.
Contient-elle du CBD ?
Non. Il s’agit d’un e-liquide classique, proposé avec ou sans nicotine selon le format, sans lien avec les e-liquides au cannabidiol.
Ce qu’il faut retenir
Comparer des marques plutôt que des recettes suppose de regarder trois choses : qui fabrique, sur quels formats la gamme existe, et à quel usage elle correspond.
Sur ces trois plans, La Chose French Liquide se lit facilement. Un fabricant français identifié, une présence sur les formats nicotiné, shortfill et concentré, et un positionnement gourmand assumé qui la place à côté des gammes fruitées du quotidien plutôt qu’en face d’elles.
Reste la seule chose qu’aucun comparatif ne tranchera à votre place : savoir si un profil dessert vous convient sur la durée. C’est une affaire de préférence, et elle se règle au flacon, pas au tableau.
Contenu éditorial à visée informative, réservé à un public majeur. La nicotine contenue dans les e-liquides crée une forte dépendance. Cet article ne constitue pas une recommandation d’achat.